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Suite à mon précédent billet e-réputation: Comment Bâtir une Stratégie Conversationnelle Efficace et les récentes expériences vécues sur le marché Français, il m’est paru assez logique de vous faire part de la différence qu’il y avait à mettre en place une veille automatisée via un logiciel ‘écoutant’ les conversations et celle qui serait effectuée en partie par un/des logiciel(s) captant les conversations ciblées (ayant un réel intérrêt pour l’entreprise, sa marque et ses produits) mais qui seront analysées par un ‘humain‘, çàd. un analyste ayant une parfaite connaissance de vos besoins et par conséquent de votre secteur, marché et communautés potentiels à identifier.
Olivier Zara dans le livre blanc de l’e-réputation écrit:
Parler du marché de la veille online à l’échelle internationnale est une gageur. A l’image des usages des internautes, spécifiques aux cultures et aux langues, la maturité en matière de veille et d’analyse varie d’un pays à un autre. Les allemands ne bloguent pas autant que les français, les japonais n’ont pas la même vision des réseaux sociaux que les américains, …
Les multiples acteurs américains de la veille, bénéficiant d’un marché hyper mature, n’ont pourtant pas conquis le marché européen, hétérogène sur un plan linguistique. Quant à la Chine, la Russie, ou d’autres marchés particuliers …, des entreprises se spécialisent dans le travail de collecte des informations, devenu de plus en plus automatisés. Reste ensuite le travail d’analyse, avec la nécessaire intervention humaine, qui reste aujourd’hui (et espérons le pour longtemps), indispensable.
Le travail d’analyse, d’évaluation et d’interprétation des conversations en ligne (qui pour la plupart des marques Européennes sont multilingues) ne peut se faire par un logiciel, même hyper performant. Il est donc évident de soulever le fait que les tarifs appliqués par les agences offrant une veille automatisée (via la mise en place d’un logiciel) ne peuvent (et ne doivent pas) être comparés avec celles qui offrent une veille ‘intelligente’, une veille qui associe la collecte des conversations par le biais de logiciels adaptés à chaque marché local, l’analyse et l’interprétation par l’humain.
De plus, afin que ces conversations vous aident à améliorer votre productivité, innovation et réactivité, il est important que votre veille soit accompagnée d’un plan d’action dans le cadre d’une stratégie ‘média sociaux’ bien définie. Avoir des données et statistiques relatives aux conversations ayant eu lieu sur vos marques, vos produits et services sont inutiles sans un plan d’action !
Qu’est ce que le buzz, le bad buzz, l’influence sur internet et l’e-reputation?
Exemples en images…
Le BUZZ: le cas HEINEKEN
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Des fans du Milan A.C piégés par Heineken ! plus de 200 complices ont piégé quelques 1200 supporters italiens pour un buzz marketing aux allures de traquenard … Une opération très sympa et bien montée par Heineken.
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Bilan de l’opération :
1,5 million de vues sur SkySports
10 millions de vues dans la presse le lendemain
5 millions de visiteurs sur le site web dans les 2 semaines suivantes
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Le BAD BUZZ: le cas Kryptonite
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Un internaute (au départ seul) arrive à démontrer l’inefficacité totale du cadenas Krytonite pour son vélo. Il arrivait à l’ouvrir à l’aide d’un simple stylo bic! Il s’en est plaint auprès de la société qui n’a rien voulu entendre. Il démontre donc en vidéo la faille du cadenas et la publie sur YouTube. La vidéo connait vite un succès viral: chaque internaute ayant un cadenas Kryptonite a essayé de faire pareil en se filmant et publiant à leur tour leurs vidéos…effet trainée de poudre garantie. En 10 jours, la société était à terre!
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Bilan de l’opération:
La société a dû rembourser plus de 10.000.000 de dollars de cadenas!
L’INFLUENCE
A l’occasion de la sortie du livre de Vincent DucreyLe guide de l’influence, TechToc TV a organisé un débat sur le thème de l’évolution des stratégies marketing et la manière dont ils sont mises en oeuvre dans l’entreprise.
Mais qu’en pense les blogueurs?
Leurs réponses en vidéo: ‘Influence-moi si tu peux’.
L’E-REPUTATION
L’e-réputation est probablement l’un des termes les plus à la mode du moment mais aussi l’un des moins bien définis. Voici quelques définitions
« L’e-réputation d’une organisation est composée des données explicites et implicites, diffusées sur le web à la fois par l’organisation elle-même, ses employés, ses clients, ses concurrents ainsi que par des personnes-relais qui ne sont ni les uns, ni les autres (bloggeurs, twitterrers,…). Une veille d’opinion/image spécifique est nécessaire pour suivre ce que disent ces acteurs et y répondre si nécessaire.» Christophe Deschamps d’Outils Froids.
« L’e-reputation est l’image de marque favorable ou défavorable d’une entité (personne, entreprise, association, etc.) sur internet : du courrier électronique au web (sites, forum, blogs jusqu’aux réseaux sociaux). Pour gérer l’e-reputation, différentes disciplines sont concernées : la veille, la rédaction ou l’écriture web, une connaissance marketing est un plus. » Éric Delcroix d’ED Productions.
En bref, la e-réputation signifie qu’il faut apprendre à soigner son image, savoir éviter les bad-buzz et les quiproquos.
D’après la dernière enquête Eurostat, une personne sur deux en Europe (UE des 27) utilise internet quotidiennement. Mais que représente en moyenne une journée ‘internet’:
plus 210 milliards d’emails envoyés -> représentants plus d’un an du courrier des Etats Unis
plus de 3 millions d’images enregistrées sur flickr -> représentants un album photo de 375,000 pages
plus de 43,339,457 giga-octets (GB) échangés mondialement entre téléphone portables -> représentants plus de 9.2 million de DVD
c’est 100 millions d’euros de chiffre d’affaire générés par les services sur mobiles, dont 9 million générés par les seuls jeux vidéos
c’est 700,000 nouveaux membres Facebook, la population du Guyana
c’est 5 million de tweets
c’est plus de 900,000 billets postés sur des blogs, de quoi alimenter Le Monde ou NY Times en articles pour plus de 19 ans!
Hier soir Parlons Net recevait Loic Le Meur, fondateur de Seesmic et organisateur du Web09 à Paris la semaine prochaine, les 9 et 10 décembre (programme ici).
Interrogé par David Abiker et Jérôme Colombain spécialiste des nouvelles technologies à France Info et animateur de Nouveaux Mondes, Loic Le Meur donne les temps forts de la conférence. Il revient sur les bouleversements du secteur internet en 2009 (Twitter, Microsoft, Facebook…) et nous livre son avis sur la destruction de valeur qu’implique l’émergence de l’économie internet. Il donne aussi son sentiment sur les Digital Natives par opposition au débat sur l’identité nationale que nous avons en France. Vu de la Silicon Valley et des réseaux mondialisés (sans frontière), le débat lui paraît bien loin.