NOKIA a de la CONVERSATION
Très bonne présentation d’Arto Joensuu, Directeur du Marketing Digital chez Nokia.
Très bonne présentation d’Arto Joensuu, Directeur du Marketing Digital chez Nokia.
Est-ce que la publicité est morte ?
Pour certains, pas du tout:
‘Les mass médias continueront à ‘créer les mouvements d’humeur’, ils continueront à jouer leur rôle sur la marque, même si le travail de fourmi fait sur le one to one se développe’
‘Jusqu’à preuve du contraire sur mon marché, le lieu du combat c’est avant tout la TV’
Et même si le digital est l’épicentre de l’équation ! Certains répondront :
‘On ne peut pas ne pas y être’
‘Internet soit on le choisit soit on le subit donc nous on a décidé de le choisir’
Dans une récente étude menée par Limelight Consulting ‘Communication Digitale‘, à la question: Je vais vous citer différents leviers de la communication digitale et vous allez me dire si votre entreprise les utilise? – les entreprises ont répondu:
| De la présence sur internet… | |
| Création/Conception de sites web (institutionnels, événementiels) |
84% |
| Optimisation de la performance (search, liens sponsorisés, référencement) |
82% |
| Publicité online |
76% |
| Achat d’espace on line |
71% |
|
|
|
|
… à la relation voire la ‘conversation’ |
|
| Programmes relationnels (eCRM, gestion de la relation clients) |
58% |
| Gestion des communautés et réseaux sociaux |
34% |
| Campagne de marketing mobile |
18% |
La montée en puissance des médias sociaux illustrent cette notion “d’engagement” des consommateurs: ils veulent être actifs (versus la notion ‘d’exposition’). Fuir et/ou se cacher n’est plus une stratégie viable pour les entreprises. Les médias sociaux ont opéré un transfert de pouvoir en termes de communication des marques. Il est passé des mains des entreprises aux consommateurs. Il s’agit dorénavant de plus diffuser des messages mais d’établir un dialogue, une expérience.
Au dernier OMEXPO à Madrid la semaine dernière Jamie Burke CEO du groupe 90:10 a exposé les raisons pour lesquelles la Pub est morte.
Les anglo-saxons ont toujours eu une certaine longeur d’avance sur l’europe. Mais une chose est sûre: les temps ont changé. Avec l’emergence des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, les annonceurs vont chercher les consommateurs là où ils se trouvent: sur la toile.
Pepsi aux Etats-Unis a récemment renoncé après plus de 23 ans de dépenser 3 millions de $ pour un spot de 30 secondes sur CBS lors du SuperBowl. Pepsi a préféré lancer une vaste campagne sur le net (The Pepsi Refresh project), où elle s’engage à donner pendant l’année 2010 plus de $20 million à des oeuvres de bienfaisance sélectionnés par les internautes.
Une autre campagne intéressante (en Australie) est celle de Levi’s, qui utilise à la fois les médias sociaux et l’internet mobile. On y retrouve de l’engagement et du divertissement, avec une promesse : “trouve moi et tu gagneras mon jean Levi’s”. L’internet mobile est utilisé par les représentants de Levi’s comme moyen de diffuser des indices sur l’endroit où ils se trouvent par l’intermédiaire de Twitter. Les milliers d’internautes suivent les tweets et doivent localiser et intercepter la jeune femme (qui porte le nouveau Levi’s) dans la rue afin de gagner ce fameux jean.
Et les marques Françaises ne sont pas à la traîne. Plusieurs campagnes à succès ont vu le jour ces derniers mois:
La chausseur André a demandé à six blogueuses influentes de dessiner une collection capsule pour la marque. Un joli coup marketing et un buzz assuré. Les six blogueuses influentes (Walinette, Mimnor, Balibulle, Coline, Violette et Miss Glitzy) ont réalisé le rêve de nombreuses femmes: créer LA chaussure qui leur ressemble !
Mais qu’en pense Jacques Séguéla, interviewé pour les vidéos du succès, il revient sur le futur de la pub entre web collaboratif, médias sociaux et nouveaux usages.
Et vous qu’en pensez-vous? Comment voyez-vous la pub sur les médias sociaux?
Pour plus d’infos:
Le marché de plublicité en ligne (Le Journal du Net)
Sans prétendre être un spécialiste de téléphonie mobile, mais les dernières tendances me font penser que 2010 sera l’année de l’accès à internet via les téléphones portables. Certes, vous avez probablement déjà entendu cela au début de l’année dernière, n’est-ce pas? Alors quelles sons les raisons qui me font croire que c’est l’année où ça va vraiment décoller.
Plutôt que de détailler toutes les raisons techniques et les nouvelles capacités des nouveaux téléphones, j’ai préféré regarder quelques unes des tendances ‘média sociales’ qui se dessinent et comment ces dernières façonneront le marché du mobile.
Apple a changé le jeu en Juillet 2008 lorsqu’il a lancé son App Store, avec pas plus de 500 applications. Aujourd’hui c’est plus de 150,000 applications disponibles gratuitement ou pour moins de €5 qui vous permettent d’accéder à Twitter, Facebook, LinkedIn, ou au jeu Sudoku. Le succès de l’App Store a pris par surprise Apple et tous les autres fabricants, qui d’ailleurs n’ont pas hésité à faire de même: Ovi l’app store de Nokia et l’Android Market. Une des raisons principales du succès de Twitter, est le fait que les utilisateurs y ont eu accès via des applications tierces (disponibles gratuitement) transformant ainsi leur ‘mobile’ en une plateforme communicante, permettant la réception, l’envoi, la lecture, et le partage d’actualités, de photos, vidéos et messages. Ces applications (développées spécifiquement pour les téléphone smobiles) sont même étonnamment plus simple d’utilisation sur un mobile que via un navigateur internet. La pub Apple ci-dessous certes très américaine est déroutante…
Les gens adorent les SMS et l’ont fait pendant des années. Avec maintenant des téléphones plus rapides et des applications aux interfaces simples d’utilisation, nous communiquons et mettons à jour nos statuts Twitter et Facebook de plus en plus via notre téléphone mobile. L’expérience s’enrichit de jour en jour et nos usages avec.
Selon une récente étude réalisée par comScore et la GSM Association, Facebook mobile est en effet devenu le premier site mobile du marché britannique, devant Google ou les portails des opérateurs cellulaires locaux. Le réseau social vient en effet d’annoncer qu’il comptait désormais plus de 100 millions d’utilisateurs mobiles à travers le monde contre 65 millions en septembre 2009 (Facebook compte plus de 400 millions d’utilisateurs dans le monde dont plus de 15 millions en France – lire mon billet: Tout savoir sur les Fans de marques sur Facebook)
Il est clair que les médias sociaux et en particulier les services comme Twitter et Facebook alimentent la croissance de l’utilisation de l’internet mobile. Quelques tendances en 140 caractères (en Anglais):
Nous sommes au début d’une nouvelle ère (formidable) qui est celle des services géolocalisés. Cette technique consiste à repérer automatiquement (avec votre accord) la position géographique de votre téléphone mobile pour vous fournir un service d’information personnalisé.
En ce qui concerne la protection de la vie privée, l’utilisateur est informé avant toute opération de localisation et il doit préalablement accepter d’être localisé à chaque nouvelle session. Par ailleurs, les informations transmises aux fournisseurs de services ne contiennent pas de données personnelles: c’est un numéro d’identifiant sur le réseau qui est utilisé, et non pas le numéro de téléphone de l’abonné.
Le fait que les applications et les services peuvent désormais accéder à votre emplacement exact grâce à votre téléphone, ouvre un ensemble de nouvelles possibilités fonctionnelles comme Nomao ce service de moteur de recherhce en réalité augmentée. Nomao gélocalise en effet les les recommandations de lieux (qui doivent être d’abord référencés) et permet de les retrouver facilement. L’application utilise le capteur photo de votre iPhone pour afficher les résultats.
Mais la dernière application à la mode et qui connait une croissance (plus de 1 million d’entrée par semaine) aussi importante que Twitter est Foursquare, un réseau social mobile permettant à tout un chacun d’indiquer sa position géographique.
Un utilisateur qui s’enregistre de nombreuses fois dans un même lieu recevra ainsi des distinctions (des badges) et pourra devenir maire de ce même endroit. Il est possible de partager sa position GPS avec ses amis, sur Twitter ou Facebook, avec des options pour commenter les lieux déjà saisis dans la base Foursquare et bien sûr une possibilité pour les marchands de profiter de l’occasion pour référencer leur boutique.
Foursquare par Grégory Pouy:
Pas mal de monde communique à travers un ordinateur, mais presque tout le monde a un téléphone portable qu’il utilise de nombreuses fois par jour. Avoir Internet dans la paume de la main et à tout moment augmente significativement les possibilités autour du média mobile et sociales. Je pense qu’il ne fait aucun doute que 2010 sera l’année de l’Internet mobile.
Qu’en pensez-vous?
Plus de 15 millions de Français sont sur Facebook. Et plus de 5 millions de Français sont devenus fans d’une marque sur Facebook…autant d’influeurs que les marques ne peuvent plus ignorer.
Afin de tout savoir sur ces Français fans de marques sur Facebook, l’institut d’étude OTO Research (du groupe FullSIX) a lancé un ensemble d’études appelé ‘Face to Facebook’ pour mieux les connaître et de mieux comprendre l’intérêt de créer des pages fans sur Facebook.
82% sont fans de plus de 2 marques.
Tous les secteurs sont concernés mais la mode est en tête (plus de 42% des fans).
Pour montrer son attachement ou son adhésion. D’abord parce qu’on l’aime (71%). Ensuite parce qu’on est client (52%) puis parce qu’on attend des choses tangibles telles que des informations (41%) ou des offres spéciales (31%).
D’abord, parce que ses amis le sont. 69% des fans sont devenus fans d’une marque parce qu’ils ont vu que leur amis l’étaient. Cela démontre l’existence d’un réseau de marque. Mais les moyens « push » (pub, applications…) sont très importants (51%) tout comme la recherche pro-active de la marque sur Facebook (44%).
Oui, car ils parlent de marques sur Facebook. Les fans émettent régulièrement des avis au sujet des marques puisque 45% d’entre eux échangent avec leurs amis au sujet des marques au moins une fois par mois. Dans ces échanges, les fans sollicitent (33%) ou émettent des avis sur les marques de leur propre initiative (32%) ou lorsqu’ils sont sollicités (32%).
Oui, près de 3 fois plus que les autres consommateurs. 64% des fans se disent prêts à encourager leur entourage à devenir clients de la marque en question. Et pour 60%, être fan donne l’envie d’en parler autour d’eux.
Quelques autres chiffres sur les marques et médias sociaux:
D’autres articles sur le sujets:
40 ideas & tips for Facebook Product Pages
Le Top des 10 marques les plus suivies sur Facebook
Mon billet (en Anglais – sur ce Blog): 6 Tips To Promote Your Business Using Facebook Pages
Dans mon précédent billet ‘Médias Sociaux = Etoile de Mer‘, j’évoquais l’exemple de la société Red Hat qui a su réussir tout en faisant participer et contribuer des communautés internes et externes par le biais des réseaux sociaux. Ce modèle ‘open source’ nous a ainsi démontré qu’il est tout à fait possible de concevoir, développer et distribuer des produits performants en ayant recours à la communauté.
De plus en plus les marques ont recours à la foule sur internet. Mais pourquoi ?
Essentiellement pour deux raisons:
la 1ère :
Les consommateurs européens sont influençables. En Belgique, France, Allemagne, Italie, Espagne et au Royaume-Uni, ils l’ont avoué allègrement à l’agence Weber Shandwick, qui a voulu savoir quels canaux jouaient un rôle dans les décisions d’achat des consommateurs.
Internet joue un rôle déterminant, notamment grâce aux commentaires des internautes, selon 26% des sondés. (23% en France
Les amis et la famille arrivent deuxième, avec en moyenne 20% des sondés qui ont indiqué que l’avis de cet entourage jouait un rôle majeur dans leurs choix. (Les Allemands ont un penchant plus important pour ce canal de recommandation avec 22% de moyenne. Aux antipodes, on trouve les Espagnols à 17%).
Dernier intermédiaire « humain », le vendeur en magasin réunit 13% des voix.
Les canaux de communication plus traditionnels se partagent les scores les plus faibles : 12% pour la presse écrite, 11% pour les sites de marques, 9% pour les médias audiovisuels et la publicité.
(extrait du billet de ‘Les Européens préfèrent l’avis des autres à la pub’ paru dans le blog du Figaro).
La 2nde :
Les consommateurs ne veulent plus être que récepteur…ils veulent dorénavant participer et contribuer aux produits et services qu’ils achètent, qu’ils consomment. Ils ne veulent plus être considérés comme une ‘masse homogène’.
Le marketing 2.0 signe la fin de ce marketing des marques qui considérait les consommateurs comme une masse unique et homogène. Le marketing a su évoluer pour prendre en compte les singularités de chacun avec l’apparition il y a déjà plusieurs années du marketing d’affinité. Mais avec l’évolution des médias sociaux, c’est surtout le marketing participatif (crowdsourcing) qui connaît un bel essor dernièrement.
Le marketing participatif (ou collaboratif) a pour principe de faire participer les consommateurs à l’élaboration de la politique produit ou de la politique de communication. On peut par exemple demander aux consommateurs de voter pour un nouveau parfum de produit alimentaire, pour une nouvelle couleur de produit ou de proposer un slogan, un logo voire un nom pour un nouveau produit.
L’exemple de Vitamin Water (Coca Cola) arrivée en France il y a quelques mois est inédite. Au lieu d’acheter des pages dans la presse, d’être distribuée en grande surface, cette nouvelle boisson a utilisé l’influence et le bouche à oreille pour se lancer et devenir une boisson à la mode. Certains pourraient être sceptiques…mais quand on découvre leur CA de plus de 650 millions d’euros pour les Etats Unis, on s’incline.
Récemment, afin de trouver un nom à son nouveau parfum, elle a fait appel aux internautes avec à la clé un prix de 3,500 euros. Le vote pour le meilleur nom a été soumis aux plus de 1 million de fans que la marque a sur sa page Facebook. La marque a même poussé le marketing jusqu’à son extrême, avec l’intégration du logo Facebook sur le packaging afin d’inciter encore plus de consommateurs à devenir fan de la marque. La mention ‘Made by fans for fans on Facebook’ a même été rajouté…à bon entendeur salut.
Plusieurs initiatives de ce genre ont vu le genre en France en 2009. Danone a organisé un grand vote sur internet pour sélectionner le parfum de sa nouvelle Danette. Sur ImagineTGV, les clients proposent leurs idées afin de proposer de nouveaux services à bord des TGV. Ainsi l’adoption du Wifi dans le TGV a vu le jour grâce au marketing participatif.
De son côté, la société EYEKA offre une plate-forme de vidéo en ligne qui permet aux marques d’assurer le succès de leurs opérations de marketing participatif. A travers des appels à création, relayés auprès d’une communauté de plus 30.000 internautes (auteurs semi-professionnels), EYEKA permet aux marques de solliciter des contributions participatives de qualité, sur mesure, avec une maîtrise forte de leur territoire de marque dans un cadre juridique clairement défini. Et aux meilleurs créateurs d’être récompensés/rémunérés.
La société Honda en France a choisi EYEKA pour son projet « l’hybride pour tous ». Ils souhaitent aller encore plus loin que l’automobile et connaître la vision des internautes pour l’hybride en général sans limiter les créateurs au milieu automobile. Voici deux créations que j’ai apprécié:
Alors allons-nous vers un marketing ‘hybride’ ? où le consommateur, non seulement donne son avis et contribue au projet, mais en plus investit financièrement dans le projet, comme c’est déjà le cas pour certains films. La sortie Mercredi du nouveau film Le Siffleur de Philippe Lefebvre avec en tête d’affiche Thierry Lhermitte et François Berléand est le film Evénement de PeopleForCinema. En fait, 372 internautes et membres de ont été associés à ce film Evénement et ont misé entre 20 et 5,000 €. Verdict dans quelques jours pour connaître les entrées de la 1ère semaine !
Les enfants sont fascinés par les étoiles de mer.
Si une étoile de mer venait à perdre un ou plusieurs bras lors d’une tempête ou d’un raz-de-marée, elle ne meurt pas: les bras repoussent. Même lorsque les bras poussent, tombent et repoussent, le corps de l’étoile de mer survit.
Vous me direz, super…mais quelle est la relation entre une étoile de mer et les ‘médias sociaux’!
Le concept de l’étoile de mer a été évoqué pour la 1ère fois par Robert Scoble (bloggeur américain scobleizer, évangélisateur technique et auteur) à l’issue d’une réunion chez Sun Microsystems dans le cadre de la création de SunSpace, une communauté interne composée de plus de 9000 membres.
Comme une étoile de mer, votre entreprise doit pouvoir grandir, s’adapter et même abandonner de nouveaux outils (les bras) sans menacer la santé de l’entreprise. Le corps principal de l’étoile de mer de Robert représente le noyau central, votre stratégie de médias sociaux, qui relie tous les outils entre eux…et tous le membres de votre public les uns aux autres.
Lors d’une conférence prononcée à Lille l’année dernière, Claude Malmaison avait identifié 262 groupes d’employés d’Auchan sur Facebook (plus aujourd’hui) et s’était posé la question: Pourquoi Facebook et pourquoi autant?
… Parce que les employés n’ont pas la possibilité de « réseauter » en interne. Ce n’est pas sorcier pourtant… Donnons aux employés la possibilité de participer à un réseau professionnel interne et d’y découvrir les expertises de leurs pairs, la possibilité de travailler en équipe en wiki au lieu de perdre du temps dans les réunions et les échanges improductifs de versions de documents Word par courriel, la possibilité de soumettre leurs idées sur le développement d’un nouveau produit ou sur l’amélioration d’un processus de travail et d’être ainsi reconnu par l’entreprise et leurs pairs dans une idéagora d’innovation interne.
Une entreprise qui ne se contente pas d’utiliser les blogs et les wikis, mais qui aussi utilise les réseaux sociaux, Twitter et les événements en face à face (à ne pas oublier) sera plus forte et plus il y a un partage des connaissances qui arrivent d’une multiplicité de points vers le
corps principal, plus l’entreprise sera en bonne santé et plus elle grandira efficacement et vite.
Mais il ne faut pas oublier que si faciliter les discussions internes sont une excellente chose, elles doivent dorénavant être compléter par des données récentes (qui de plus en plus sont données en temps réel) de l’extérieur de l’entreprise, sous peine que les directions d’entreprises ne se retrouvent rapidement enfermés dans des perspectives et visions dépassées. Cette dualité n’est pas philosophique: toute entreprise dont l’activité est tournée vers les consommateurs (le monde extérieur) doit savoir ce qu’ils disent sur ses produits, ses services et sa marque.
Dans cette vidéo, la société Red Hat montre comment une entreprise peut réussir tout en faisant participer et contribuer les communautés internes et externes par le biais des réseaux.
En 2010, de plus en plus d’entreprises sont attendues à explorer et à s’engager dans des activités de médias sociaux. Alors que certains pourraient qualifier le réseautage social (via Facebook, Viadeo, Twitter ou autre) comme facile, cela ne signifie pas que l’élaboration d’une stratégie média sociale est simple. Pour la définir, vous avez besoin d’un plan.
Mais attention, BL Ochman une spécialiste du marketing et consultante en médias sociaux, nous alerte sur certains raccourcis, les médias sociaux ne peuvent:
- Se substituer aux stratégies de marketing. Une campagne Twitter ou une page Facebook ne sont pas une stratégie marketing.
- Obtenir du succès sans implication de la direction de l’entreprise.
- Produire rapidement des résultats directs et mesurables. L’une des principales critiques à propos des médias sociaux est qu’on ne peut en mesurer les résultats. C’est en partie faux, car on peut percevoir l’évolution de l’engagement et des sentiments des clients à l’égard de l’entreprise tout comme l’influence de l’augmentation du trafic sur les ventes.
- Être maîtrisés totalement en interne. Une stratégie média sociale efficace et bien définie, exige l’intégration de plusieurs fonctions concurrentes dans le domaine de l’interactivité et engagement avec ses clients, des blogues, des forums, de la production de contenus, des concours, etc. Il est rare qu’on puisse trouver dans les entreprises toutes ses compétences.
- Être élaborés par des «jeunes» qui « sont tombés dedans en naissant. Vous ne pouvez gravir le Kilimandjaro sans l’aide d’un sherpa. Les entreprises qui voudront se passer de l’aide de consultants expérimentés risquent de perdre non seulement de l’argent, mais aussi leur réputation et leurs efforts.
- Arrêter une hémorragie de pertes ou refaire une réputation. L’utilisation des médias sociaux peut parfois se révéler surprenante, intéressante et payante pour les entreprises qui bénéficient déjà d’un bon capital de sympathie. Lorsque des entreprises comme Google ou Starbucks utilisent les médias sociaux, leurs fans y prêtent attention. Pour renverser la chute des ventes ou se refaire une virginité en peu de temps, c’est une autre histoire.
- Atteindre le nirvana avec un petit budget. Même en utilisant la plateforme de publication WordPress, très abordable en version professionnelle, un blogue nécessite temps et argent.
- Remplacer les relations publiques et la publicité. Peu importe que votre site ou votre blogue soient excellents à tous points de vue, vous aurez besoin de communications marketing pour le faire connaître. Autrement, votre présence aura le même effet qu’un arbre qui tombe au milieu de la forêt sans que personne ne l’entende.
Voici donc 5 recommandations qui vous aideront à bien définir votre stratégie ‘business média social’.
La création d’une stratégie ‘média sociale’ est un exercice complexe, car, comme évoqué plus tôt, il ne s’agit pas seulement d’établir les pratiques appropriés à l’intérieur de l’entreprise, mais de regarder à l’extérieur et déterminer le degré approprié d’engagement que l’entreprise veut prendre. Il est important de vous poser la question du POURQUOI. Que comptez vous accomplir via les médias sociaux? Cette étape est essentielle, surtout si vous envisagez de mesurer le ROI.
Lorsque General Motors a mis en place sa stratégie média sociale, ses objectifs étaient:
Lors de l’élaboration d’objectifs précis, il est important de prendre en compte les moyens à disposition de votre entreprise et de définir un calendrier de mise en œuvre de votre stratégie.
Cette terminologie vient évidemment des pays anglo-saxons où la connotation religieuse est moins péjorative. L’évangéliste est celui qui diffuse les nouveaux usages. L’origine du mot évangéliste (qui signifie en grec «bon message» et par extension «bonne nouvelle») correspond parfaitement à ce nouveau besoin au croisement des univers de la communication, du marketing et de la publicité. Dans le contexte hautement
participatif du Web, il ne saurait se contenter de répéter une idée ou une doctrine : il l’amende en permanence, il la transforme au fil de son adoption, il l’adapte aux nouveaux utilisateurs comme ces nouveaux utilisateurs s’adaptent eux-mêmes à la technologie. Il intègre les nouvelles idées aux anciennes pratiques et les anciennes pratiques aux nouvelles idées. Il convainc des groupes de plus en plus nombreux d’utiliser les outils médias sociaux, mais aussi découvre, comprend, adapte et guide en permanence l’utilisation de ces technologies sociales.
Trouver un évangéliste en interne est souvent source de débat et conflit dans les entreprises. Plusieurs départements (ou business unit) ont un rôle à jouer dans la définition et mise en œuvre de la stratégie média sociale de l’entreprise, comme le marketing, la communication, le service clientèle, le commercial, le R&D etc… mais tous ne peuvent ‘posséder’ cette stratégie, qui doit être coordonnée et donc en final, il faut bien que quelqu’un soit tenu responsable de sa mise en œuvre et des résultats escomptés.
Une autre option à considérer est l’utilisation d’une ressource externe (agence de conseil tel que 90:10) pour certains aspects de la stratégie, les mesures et les ressources internes pour le reste.
Votre entreprise a besoin de prendre en compte le niveau d’intérêt et de connaissance de vos employés pour les médias sociaux et ne doit pas lésiner sur la formation. L’engagement ’social’ doit se faire à tous les niveaux de l’entreprise. Définir et avoir une politique interne de l’utilisation des médias sociaux ne suffit pas.

General Motors, pour reprendre cet exemple, a pour sa part enregistré une vidéo interactive de 45 minutes à destination de tous ses salariés, leur expliquant le pourquoi/comment et où s’engager dans les médias sociaux. Une seconde vidéo interactive (’trainer course’) a introduit des conseils et outils plus complets pour ceux intéressés à aller plus loin, leur permettant ainsi d’obtenir le niveau nécessaire pour former leur collègues à l’usage des médias sociaux. Un blog interne a aussi été mis en place, essentiellement dédié au partage des expériences des médias sociaux vécus par les employés.
Si la plupart des médias sociaux n’ont certes pas besoin d’investissements technologiques importants, il faut néanmoins vous assurez que votre système peut supporter la stratégie choisie. Cela consiste notamment à:
Comme vous le savez, les internautes ne surfent plus uniquement sur les sites de vos marques ou de votre entreprise. Ils se rendent de plus en plus souvent directement sur les blogs, forums et réseaux sociaux. Ecouter ce que l’on dit de vous sur internet est capital. Grâce à des logiciels de monitoring des médias sociaux (pouvant être mis en place par votre agence de conseil en médias sociaux, comme 90:10), les discussions peuvent être identifiées (positives comme négatives), analysées et donc utilisées au bénéfice de la marque.
La nécessité des internautes de suivre les discussions en ligne et en temps réel, n’a jamais été aussi répandue. Qu’il s’agisse de Facebook, Twitter, Youtube, Flickr ou Xing, les internautes échangent entre eux et s’influencent. Le monitoring vous permet d’écouter toutes ces conversations, de comparer le ton de ces conversations comme avant et après un événement pour votre société, tel le lancement d’un produit, ou la mise en place d’un service CRM plus performant.
Ecouter vous aide à définir votre stratégie média sociale au début et de l’adapter au fur et à mesure.
Pour conclure, un extrait du récent ebook publié par DowJones, ‘L’entreprise Communicante. Comment les Médias Sociaux Font Changer l’Entreprise.’

Dans les prochains billets, j’aborderais plus en détail les différentes utilisations des médias sociaux en entreprise par secteur d’activité.
D’après la dernière enquête Eurostat, une personne sur deux en Europe (UE des 27) utilise internet quotidiennement. Mais que représente en moyenne une journée ‘internet’:
Created by Online Education
Le site de micro-blogging est identifié par un nombre important d’internautes et d’entreprises français, mais pas encore forcément utilisé.
Résultats de l’étude réalisée par L’Atelier et FaberNovel.
Interrogé par David Abiker et Jérôme Colombain spécialiste des nouvelles technologies à France Info et animateur de Nouveaux Mondes, Loic Le Meur donne les temps forts de la conférence. Il revient sur les bouleversements du secteur internet en 2009 (Twitter, Microsoft, Facebook…) et nous livre son avis sur la destruction de valeur qu’implique l’émergence de l’économie internet. Il donne aussi son sentiment sur les Digital Natives par opposition au débat sur l’identité nationale que nous avons en France. Vu de la Silicon Valley et des réseaux mondialisés (sans frontière), le débat lui paraît bien loin.
A l’origine, le Buzzomètre a été inventé par Emery Doligé en 2007 pour traiter à sa manière des opérations marketing digitales. Aujourd’hui, le Buzzomètre a évolué et devient une émission d’échanges et de débat entre les acteurs du buzz : les agences, les blogueurs, les annonceurs.
Gonzague Dambricourt, Mathieu Morgensztern (DG de EuroRSCG 4D et président de l’AACC), Gildas Launay de NextIdea (et qui sévit aussi sur ChicType.fr) ainsi que François Garcia de X-Prime étaient tous les 4 les invités du 3ème Buzzomètre.